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Retour sur Actualités d'artistes

Vincent Carlier, Yves Chaudouët, Maitetxu Etcheverria, Nicolas Floc’h, Laurent Kropf, Laurent Le Deunff, Natacha Lesueur

  • Des Mondes aquatiques #2
  • Exposition

  • Frac Aquitaine, Bordeaux

  • Du 19/06/2017 au 05/11/2017
Avec les œuvres de We Are The Painters, Félix Arnaudin, Vincent Carlier, Julie Chaffort, Amadou Sanogo, Jean-Luc Chapin, Yves Chaudouët, Anne Colomes, Bastien Cosson, Hubert Duprat, Maitetxu Etcheverria, Nicolas Floc’h, Gérard Garouste, Laurent Kropf,  Bruno Lahontâa et Thierry Lahontâa, Laurent Le Deunff, Shimabuku, Rainier Lericolais, Natacha Lesueur, Mathieu Mercier, Pierre et Gilles, Présence Panchounette, Jessica Warboys.

Le projet « Des Mondes aquatiques » organisé en deux volets au Centre international d’art et du paysage à Vassivière et au Frac Aquitaine, interroge les rapports entre les humains et les milieux aquatiques, depuis le face-à-face du pêcheur solitaire avec son poisson jusqu’au prédateur industriel prélevant de l’océan des quantités incommensurables. « Des Mondes aquatiques #2 » est la dernière exposition du Frac Aquitaine au Hangar G2 avant le déménagement à la Méca.

Dans le val de Gorge d’Enfer, près des Eyzies, le saumon sculpté dans la roche il y a 25 000 ans témoigne d’une relation, déjà étroite, de prédation et de fréquentation entre l’homme, le monde aquatique et les pratiques halieutiques. Comme la chasse et la cueillette, la pêche se présente ainsi comme une appréhension privilégiée de la nature et du paysage.

Très vite la pêche inspire les récits mythologiques puis les premières peintures paléochrétiennes des catacombes où le poisson (ichthus) apparaît comme un symbole du christianisme. Aujourd’hui, elle incarne toujours un riche terrain de jeu et d’expérimentation dont les dimensions sont aussi variées que les défis qu’elle suscite. Avec ce scénario récurrent : un plan d’eau où circulent les poissons, un ciel et une figure de pêcheur comme trait d’union. « Un point d’équilibre » à atteindre comme le signale le maître taoïste, Lie Tseu, qui ne fait que rappeler la dimension universelle et paradoxale de l’exercice.
La pêche ainsi n’est pas si éloignée de la pratique de l’amateur d’art qui déambule dans les musées en exerçant son regard sur telle ou telle oeuvre. Chacun cherche ce qui pourrait l’interpeller, exerce sa sagacité, se tient au seuil et en alerte. À leur manière, pêcheur et regardeur se postent face à un cadre, délimitent leur périmètre d’introspection, une toile ou un paysage, dans lequel s’investir. Puis progressivement et parfois lentement, l’un et l’autre font de ce terrain de jeu, une expérience de l’observation, de la quête où le plaisir se loge dans ce temps étiré, calme, pour soi.
La pêche, avant de devenir un loisir, fut d’abord un besoin et un exercice intrépide. De manière très particulière, elle est un levier puissant pour l’imaginaire, les symboles et les récits héroïques : les pêches deviennent miraculeuses, les poissons prennent des dimensions extraordinaires, le récit se métamorphose en épopée. « Ne doutez pas que la pêche soit un art », écrit Izaac Walton dans cette bible qu’est Le parfait pêcheur à la ligne ou Le divertissement du contemplatif édité au milieu du XVIIe siècle, qui donne à la pêche ses lettres de noblesse philosophiques et laisse entrevoir cette activité comme bien plus complexe qu’elle ne paraît, au delà de sa dimension prédatrice.

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